Comment pouvons-nous aider les enfants antisociaux ?

Les enfants peuvent présenter une grande variété de comportements sociaux, allant de l’obéissance à la méchanceté. Ils peuvent également être timides et rebelles. Les comportements sociaux positifs et négatifs sont typiques des enfants, et une détection précoce est essentielle pour contrôler ces problèmes de comportement. Les comportements antisociaux sont définis comme des actes perturbateurs ou agressifs, l’hostilité envers l’autorité ou la tromperie. Bien que ces comportements puissent ne pas sembler graves au premier abord, ils peuvent poser un sérieux problème et doivent être abordés dès le plus jeune âge.

Prévention

Le comportement d’un enfant est généralement le symptôme d’un autre problème. Les enfants antisociaux sont généralement l’apanage des garçons. Les recherches suggèrent qu’entre quatre et six millions d’enfants dans le monde ont ce problème. Parmi les causes les plus courantes, citons les problèmes neurologiques et d’hyperactivité. Les personnes atteintes de TDAH présentent un risque plus élevé de comportement antisocial que les enfants non handicapés. Les enfants ayant des tendances antisociales peuvent montrer des signes de problèmes de comportement dès l’âge de trois ou quatre ans. S’il n’est pas traité, le comportement antisocial peut évoluer vers des niveaux plus problématiques, et peut éventuellement conduire à de graves troubles du comportement.

Les parents qui souhaitent aider leurs enfants sont encouragés à jouer un rôle actif pour empêcher leurs enfants de devenir asociaux. Certaines études suggèrent que des changements dans l’environnement scolaire sont bénéfiques pour prévenir les comportements antisociaux. L’attitude du parent peut également contribuer à cette amélioration, dans la mesure où une plus grande attention est accordée à sa santé mentale. En outre, un enfant peut être plus enclin à réagir à un renforcement positif si le parent est plus disponible sur le plan émotionnel et plus engagé dans la vie de l’enfant.

Interventions

L’objectif des interventions destinées à aider les enfants antisociaux est de réduire l’affiliation de l’enfant à des pairs déviants, d’encourager les comportements prosociaux et de promouvoir une éducation saine dans la famille naturelle de l’enfant. Les méthodes utilisées pour traiter ces enfants varient considérablement. La thérapie cognitivo-comportementale, la thérapie familiale et la psychothérapie pour adolescents sont des formes courantes de traitement. La formation à la gestion parentale peut également bénéficier aux parents d’enfants présentant un comportement antisocial.

L’analyse ALSPAC a montré que les enfants présentant des niveaux élevés de comportement antisocial ont tendance à être plus vulnérables aux conditions négatives des parents et du voisinage que leurs pairs non antisociaux. Les résultats de l’étude suggèrent que les interventions peuvent cibler ces facteurs de protection chez les enfants ayant des tendances antisociales. D’autres facteurs qui peuvent être ciblés dans les interventions comprennent les choix d’emploi de la mère et les conditions de voisinage.

Les résultats de la recherche suggèrent également que le comportement antisocial précoce des jeunes est associé à des résultats négatifs à l’âge adulte. Les chercheurs considèrent le comportement antisocial des jeunes comme un marqueur clé de l’inadaptation. Aux États-Unis, le comportement antisocial fait partie des problèmes les plus coûteux en matière de santé mentale des enfants. Si les symptômes du comportement antisocial ne sont pas toujours évidents, ils signalent néanmoins un problème plus grave. D’où l’importance d’identifier et de mettre en œuvre des interventions pour les enfants ayant des tendances antisociales.

Traitement

Le traitement des enfants antisociaux comprend souvent des interventions ciblées. Les techniques parentales qui favorisent la résolution des conflits et un sens positif de soi peuvent aider les enfants antisociaux à développer un comportement prosocial. Certains traitements comprennent la thérapie cognitivo-comportementale, la thérapie familiale et le conseil aux adolescents. Les parents peuvent également bénéficier d’une formation à la gestion parentale. Par exemple, les enfants qui montrent des signes de comportement antisocial peuvent suivre une formation à la gestion parentale pour les aider à devenir des adultes plus responsables.

Les parents peuvent hésiter à demander de l’aide pour leur enfant s’ils ne remarquent pas de signes de comportement antisocial chez ce dernier, mais il est essentiel de reconnaître les problèmes de comportement à un stade précoce et de les traiter dès qu’ils apparaissent. Plus tôt un enfant présente un comportement perturbateur, plus il risque de devenir chronique et difficile à traiter. Il est essentiel, pour le bien-être de l’enfant et de sa famille, de repérer les problèmes de comportement précoces, qui peuvent se transformer en problèmes plus graves.

Divers facteurs contribuent à l’apparition d’un comportement antisocial. Un statut socio-économique plus élevé, une auto-efficacité parentale plus faible et un meilleur climat familial sont associés à un risque réduit de comportement antisocial. Les enfants dont les parents sont séparés ou divorcés sont plus susceptibles de présenter un comportement antisocial marqué. Les enfants souffrant de maladies chroniques, ayant un statut socio-économique inférieur et issus de l’immigration ont plus de chances de devenir antisociaux. Un mauvais climat familial augmente également le risque de développer un comportement antisocial.